studio GOBZ'INK "Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?" (Lewis Carroll)

21Avr/101

[bestYoles/Borölok] Résumé

Le blog était en sommeil depuis quelques temps et je vous prie de nous excuser. On est tous, je crois, concentrés sur des projets qui n'ont pas grand chose à voir avec la création JDR en ce moment. Petite parenthèse donc mais qui n'augure pas une fin, simplement un entracte. Il ne faut en effet pas se fier au calme apparent car de mon côté, si je poursuis les parties AGONE sous le système Karma, j'ai aussi ressortis mon arlésienne personnelle, mon bébé depuis bientôt 8 ans me semble-t-il... Et bien il a encore muté ! La faute en est à mes nouvelles connaissances dans le milieu du je de rôles, les indies de SilentDrift. Ils m'ont permis de me trouver, de m'orienter pour que je trouve la voie qui m'est propre. Exit ainsi le système ludiste initialement prévu. Je suis une grand fervent en tant que jouer mais mon dieu que je déteste en tant que meneur. Or si je fais un jeu, c'est surtout pour le faire jouer. Donc merci à Christoph et Démiurge en passant ! 😉

Bref ma compagne est en vadrouille quelques jours et moi j'ai pu me consacrer un peu plus à mon bébé ce soir donc.

J'ai enfin réussit à dégager les grands axes de la cosmologie du monde de Borölok et à déterminer la place des personnages des joueurs.

Au départ, lancé pour noter quelques lignes comme jeter d'idées pour une introduction, j'ai finis par en pondre une première version déjà bien complète me semble-t-il. Elle va me permettre de continuer sur une base solide.

Il était une fois, une petit carpe qui aimait un petit oiseau, et ce petit oiseau aimait la petite carpe en retour. L'un dans la volière, l'autre dans le bassin qui gisait en dessous, tous deux sur la terrasse d'un vieil horloger. Ils se voyaient ainsi chaque jour et chaque nuit que la lune éclairait. Tous deux désespérait de leur amour impossible. Ils rêvaient chaque nuit tous les deux de se retrouver dans un monde où les poissons auraient des ailes, et les oiseaux des nageoires. La petite carpe pleurait toutes les larmes de son corps écailleux, manquant de faire déborder son bassin. Le cœur du petit oiseau était un véritable brasier qu'on eu craint que les barreaux de sa cage fonde. Les esprits de l'horloge et du bassin furent si touchés par leur détresse qu'à leur mort, ils créèrent un monde où une petit carpe pourrait pleinement aimé un petit oiseau. Ils battirent un monde à leur image et le remplirent avec ce qu'ils avaient connu du monde dans lequel ils s'étaient éveillés. Ils y invitèrent les esprits de la petite carpe et du petit oiseau qui en furent touchés. Chat et chien de la maisonnée furent aussi conviés. Les quatre veilleraient sur les habitants de ce nouveau monde, sur les poissons fendant les airs de leurs nageoires flamboyantes et sur les oiseaux se glissant dans les vagues de leurs ailes gélées. Et parce que chacun ne put oublier l'image de l'horloger, il recréèrent ses pairs, les humains, ainsi que toutes les créatures évoquées dans les contes du vieil homme, ceux-là mêmes qu'il lisait à ses petits enfants, les quelques vacances d'été. Réunis tous ensemble, ils vécurent très heureux...

Il était une fois un monde créé par de trop jeunes esprits, un monde inspiré par les contes de fées et basé sur les lois d'une horloge et d'un bassin. Quand un jour, le grand mécanisme se grippa, il s'ébranla et le monde connu un grand chamboulement. La moitié du monde fut renversée, tous ses habitants trépassèrent ou presque. Ne resta que les quelques individus restés enfermés dans les forteresses ou les terriers. L'autre ne fut pas en reste en perdant toutes ses mers et toutes ses sources d'eau. Les petits poissons de feu se répandirent dans le ciel incendiant les quelques vestiges. Les petits oiseaux de glace en firent de même, oubliant leur devoir d'entretien de la Grande Horlogerie, ils voulurent goûter à la vie des hommes, à une existence de liberté. Beaucoup moururent mais ceux qui sont restés, se sont adaptés et vivent pour la plupart heureux.

Il était une fois un monde en péril, dans lequel certains de ses habitants se déchirent, ce sont ceux éveillés par des esprits qui les veillent et qui les orientent pour le succès de leur voie. Dans l'ombre, des sociétés secrètes luttent pour décider si la fin doit être précipitée, ralentie voir peut être évitée. La cause n'est d'ailleurs pas toujours limpide.

Ce monde c'est Borölok et les personnages de vos joueurs sont les fantômes qui n'ont pu trouver le repos après le Grand Chamboulement. Incapables d'accepter leur trépas, ils se sont réfugiés comme d'autres, dans le corps d'animaux. Depuis, ils ont été choisis par la Bête, une Aurore, esprit supérieur veillant sur le monde. Ils ont ainsi été éveillés à la métamorphose et au spiritisme, cette discipline qui permet de s'allier le pouvoir des esprits. Devenus des protecteurs de ce monde, ils en sont craints, rejetés voir pourchasser comme avec les Chaperons rouges. A mi-chemin entre l'humain et l'animal, séparés entres les traditions de leur civilisation industrielle déchue et leur nouvelle condition, ils vont tenter de remettre de l'ordre en Empire comme en Envers. Croque-mitaines, ils seront comme les figures des contes, à cheval entre le gardien des interdits et le monstre qui surgit de l'ombre.

Si vous trouvez que ça a un goût de l'excellent Loups-Garous : les Déchus, c'est normal. Du mignon P'tites sorcières ? Idem. J'ai puisé mon inspiration dans nombres d'œuvres totalement différentes depuis plusieurs années. Vous y retrouverez donc sans doute, et je l'espère un petit goût de Miyazaki voir même d'Avatar (le vrai, le maître de l'air, pas le voyage touristique en 3D).

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    Posted by ShamZam

    Commentaires (1) Trackbacks (0)
    1. Sur le forum de SilentDrift, Démiruge m’a fait pleins de critiques intéressantes sur ce texte : http://www.silentdrift.net/forum/viewtopic.php?f=33&t=2062

      N’hésitez pas à compléter si vous en avez d’autres.

      Je reviendrais sans doute vers vous avec une nouvelle version.


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