studio GOBZ'INK "Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?" (Lewis Carroll)

13Sep/101

[Merkhos] Le toucher de la Furie (CR de partie)

Pour continuer la "saga" de notre groupe de mercenaires, voici le compte-rendu de la quatrième partie tel que relaté par Cohen, le personnage de Kandjar.

Notes préliminaires : Il s'agit d'une adaptation du scénario gratuit "la peste brûlante" remanié par mes soins.  Mais pas/peu de spoilers.

- Alors fils, c'est quoi ce bouquin dans lequel tu écris ?

- On est sur le point de fonder notre compagnie, et il est déjà question que j'en tienne le registre. A la limite je préfère, au moins je sais que ça sera bien fait...

- Je peux lire ?

- Tu t'es jamais gêné jusqu'à maintenant, je vois pas ce qui te retiendrait...

Le commanditaire... Pourquoi t'as laissé un blanc ?

- Un nom à coucher dehors, impossible de m'en rappeler. Je demanderai aux autres si ils s'en souviennent, sinon j'inventerai.

Le commanditaire, ... , nous demande de partir dans les terres gelées de Jäa, pour en ramener son fils, ... , ok je vois gestionnaire d'une mine d'argent, qui n'aurait pas donné signe de vie depuis la découverte d'un nouveau filon. Il insiste pour le récupérer vivant.
Je suis désigné comme trésorier et négociateur.
Toi, fils ?

- Oh, tu me connais, j'étais pas volontaire pour le poste, mais pour le prestige je préfère éviter les engueulades devant un client. J'ai eu beau lancer mon regard le plus noir au Polsar, ça n'a pas eu l'air de le faire flancher...

Nous obtenons une prime de 100 dragons d'or pour le matériel et nos frais sur place, ainsi que le voyage par Pierre de Transmutation Instantanée jusqu'à Froidecombe. Nous obtenons un paiement forfaitaire minimum de 7 jours. Toute journée excédant ce délai sera facturée au tarif journalier : 50 dragons. 50 par jour, de la part d'un type qui veut revoir son fils vivant, ça fait pas un peu radin ?

- Ah ça... J'étais en train de discuter du tarif, quand Sacha est intervenu, avec une habileté... je te dis que ça. Le client en a profité, et du coup on est parti sur le minimum qu'on pouvait espérer... Le froid, marcher des jours dans la neige et le brouillard, puer le Yack et manger de la viande transformée en semelle par le gel, c’est cadeau de la maison ! Putain de gamin ! Et encore, je te parle pas des autochtones…
A ce moment là, je suis sorti prendre l'air. C'était ça ou l'étrangler...

Connaissant de réputation les dangers de la région, et la présence de dragons blancs, entre autres, nous obtenons une prime de risques, négociable à notre retour entre 300 et 500 dragons, soumise au Beffroi en cas de désaccord, sous réserve que nous rapportions la tête des créatures que nous aurons dû vaincre.

- Oui... une clause à la con...

Après avoir acheté des vêtements chauds et quelques vivres, nous avons emprunté la Pierre de Transmutation Instantanée, et nous sommes sur-le-champ trouvés en plein cœur de Froidecombe. C'est comment ?

- C'est mort. Continue...

Dans une taverne, nous avons engagé un guide local et un interprète, puis nous sommes mis rapidement en route. Après plusieurs jours de marche épuisante dans un mètre de neige et d'engelures, notre guide-dragon a pensé à utiliser ses talents magiques pour nous réchauffer. Loué soit-il ! L'ironie dans un rapport officiel, je suis pas sûr...

- Moi non plus, mais trop tard c'est écrit.

Arrivés au village minier, nous avons pu constater qu'il était désert et avait visiblement été attaqué : certaines portes étaient défoncées, les intérieurs ravagés. Tout indiquait que l'offensive avait été brutale et non-coordonnée. Elle avait eu lieu plusieurs jours auparavant, les traces à l'extérieur étant totalement invisibles sous la neige. A l'intérieur toutefois, nous avons trouvé des traces de bottes ainsi que celles d'une créature de grande taille aux pattes griffues. Dans un cellier était caché un enfant, vivant bien que très affaibli, que nous avons laissé aux soins du guide et de l'interprète, tandis que nous nous dirigions vers la mine.

A l'intérieur de celle-ci, l'exploitation semblait abandonnée : des chariots gisaient, déversant leur contenu au sol, ainsi qu'un corps humain, enseveli sous un éboulis. Nous l'avons dégagé afin de nous assurer qu'il ne s'agissait pas du fils (nous avions son portrait gravé sur une médaille). Nous dirigeant d'abord vers les lieux communautaires, nous avons eu la surprise d'y rencontrer un groupe de Kobolds, avec qui notre Guide-Dragon pût engager le dialogue. Nous avons pu obtenir leur assistance en libérant la cuisine et les réserves d'un animal géant enragé, qu'ils y ont enfermé.

- Ah oui, la grande heure de gloire du gamin ! Sacha le redoutable dresseur de dragounets et son armée de kobolds affamés ! Le formidable combat contre la belette sanguinaire ! C'est avec ce genre d'histoires qu'on finit dans les livres de légendes...

Nous nous sommes ensuite engagés dans les galeries d'exploitation de la mine, où nous avons trouvé d'autres Kobolds, dont leur chef. Ceux-ci nous ont indiqué la galerie dans laquelle nous pourrions trouver des hommes devenus fous, accompagnés d'une sorte de loup-garou.
Alors que notre Guide-Dragon s'entretenait avec ses reptiles, nous autres nous sommes engagés dans le conduit, et y avons découvert un charnier à l'odeur suffocante, dans lequel évoluait une poignée de mort-vivants que nous avons prestement abattus. Poursuivant notre chemin, et rejoints par le Guide-Dragon (qui a fini par laisser les Kobolds derrière), nous avons découvert une étrange salle, au centre de laquelle s'écoulait par le plafond une eau rouge qui allait se perdre dans quelque fissure. Dès notre entrée, nous avons été attaqués par une dizaine d'hommes au visage déformé par la rage et à la force décuplée, parmi lesquels nous avons reconnu celui que nous étions venu chercher (que le dragon vert a pu immobiliser). Ils étaient assistés par une monstrueuse créature mi-homme mi-bête, que Moleshka le Polsar a fini par vaincre après un éprouvant corps-à-corps. Au fond de la salle, une elfe aux yeux entièrement noirs lançait maléfice sur maléfice, plongeant la salle dans des ténèbres insondables ou faisant trembler le sol de façon plus qu'inquiétante. Ni la magie des dragons, ni les traits meurtriers de notre archère, ni mes diversions forçant la sorcière à brandir un imposant cimeterre noir, ne furent de trop pour mettre un terme à sa sombre existence.
Et là, plus rien ?

- Je n'ai pas encore fini. Nous sommes rentrés avec le fils enchaîné, et les têtes du loup-garou et de la sorcière. Le Beffroi est en train de statuer sur la récompense due. Le Polsar essaie de voir avec des amis à lui pour purifier la salle, apparemment un temple dédié à un sombre dieu elfique...
La routine, quoi...

- Mais au fait, trésorier, négociateur, archiviste... Tu as envisagé de te faire payer pour faire tout ça ?
...
Ouais allez, dis-moi merci, fils !

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    Posted by Go@t

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    1. Un scénario qui, mine de rien, introduit un élément de l’univers de Merkhos qui risque de revenir : la Furie! Une maladie d’origine inconnue qui frappe le monde Merkhos dans les lieux où sévissent les combats les plus sanglants.
      Enfin, le jour où j’ai le temps de mettre la dernière main aux suppléments presque prêts (3 GdS bien avancés, sans parler des 5 contrats non moins entamés, sgnif) .


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