studio GOBZ'INK "Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?" (Lewis Carroll)

4Sep/110

[Merkhos] La chute du dragon noir (CR de partie)

Voici le compte-rendu de la neuvième partie de Merkhos, toujours raconté par Cohen, le personnage de Kandjar. Cette fois-ci le scénario était "la chute du dragon noir" d'Arnaud Cuidet (que je recommande très chaudement!), paru dans Casus Belli deuxième du nom (le n°21 pour être précis).


- Ah aaaah ! Beauté ! Et voilà, je suis rentré ma chérie !

- C’est ce que j’avais entendu dire, Cohen, mais je ne voulais pas y croire avant de voir ta belle gueule. Alors, bon voyage ? Les villages lacustres de Metsäkana, c’est ça ?

- Peuh, villages lacustres, ça fait joli comme ça. Joli et trompeur. Les trous de flotte pourris, ça serait plus honnête. Des trous de flottes pleins de péquenots qui se battent pour des bouts de corail...

- Et alors, qu’est-ce que ça fait, tant qu’ils paient ?

- Pas faux. Et puis là on défendait des intérêts de chez nous : des guildes Merkhosiennes qui voulaient rétablir le monopole qu’elles n’auraient jamais voulu perdre. Elles se sont fait chourer l’exploitation par un dragon !

- Un Hurja ?

- Ouais, un noir. Enfin, c’est un type appelé Venelkor qui s’est trouvé j’sais-pas-comment un sceptre pour contrôler les dragons... Eh eh eh, ça doit valoir une fortune, ça, dans le coin !
Du coup, fallait qu’on aille parler à ce gars, le convaincre de nous donner son bâton magique et le ramener à la maison. On avait du soutien logistique sur place : un vieux camp merdeux et quelques gyrocoptères...

- Ces trucs de nains, les machines qui volent ?

- En chai... en corde et en bois ! Si t’as jamais pratiqué, c’est un peu comme traverser un torrent avec un radeau en mousse : faut pas se contenter d’une demi-burne pour voler là-dessus !

- Ah ah ah ! Surtout avec un Hurja aux fesses !

- Quand même, on a pas fait les cons. On l’a bien observé le bestiau : tous les après-midi, il partait se chercher à bouffer et ne revenait pas avant un moment. On a attendu qu’il s’éloigne et on a foncé. J’te fais la théorie : le dragon se tire, on débarque par les airs direct sur la maison de notre pote, on lui prend le sceptre et on s’arrache aussi vite. Comme ils disent à Lao-Mak, façon ninja.

- Et la pratique ?

- La pratique c’est que non-seulement ils nous ont vu venir à des kilomètres, mais qu’en plus ils avaient des balistes. Et les radeaux en mousse, ils aiment pas les trous ! Les pilotes nous ont largués n’importe où comme des baltringues et se sont tirés aussi vite, en nous donnant rendez-vous plus tard, à condition qu’on ait nettoyé la zone entre temps, pendant qu’ils buvaient une bière à la maison...

On a hésité : passer sur les toits pour être plus discrets, courir dans la rue pour aller plus vite, faire une diversion... Comme on a pas réussi à se mettre d’accord, on a fait le tout.
Moleshka a foncé au sol, en tranchant dans le lard des pauvres types qui se mettaient sur son chemin, accompagné d’un ptit mago de chez nous, pas méchant, un certain Garrick. Kathy est montée sur les toits et le couvrait d’en haut. Moi j’ai encore hésité un moment avant de suivre le grand. C’est incroyable comme, en face d’un Pölsar qui charge, les gens ne font pas attention à ce qui se passe derrière eux...

- Toujours courageux, je vois....

- Eh ! J’ai plus de chances de t’emmener au pieu si j’suis un p‘tit malin vivant qu’un héros qui pisse le sang au fond d’une rue.

- Ca dépend, si on reconnaît plus ton visage, je pourrais y réfléchir...

- Mmmh bon, je termine. Heureusement leurs soldats étaient pas nombreux. On a fini par retrouver Venelkor sur le toit de sa forteresse, avec ses servants de balistes. Il nous restait plus beaucoup de temps avant le retour des gyros, et encore moins avant celui du dragon, clairement pas content d’avoir dû avaler son casse-dalle tout rond.
D’un coup, Moleshka fonce vers le type en hurlant, j’essaie de le retenir sans y arriver, et là coup de théâtre, au lieu de le couper en deux, il le chope avec la chaîne de son arme et le prend en otage ! Dans la mêlée, le sceptre vole, j’hésite à me lancer dans le vide pour le rattraper mais le méphite du Pölsar plane devant et m’évite un plongeon de 50 pieds dans une piscine de pavés...

- Tu n’es déjà pas bien grand...

- T’as tout juste. Avec le sceptre en main et leur chef ennemi en joue, on a pu commencer à discuter. Évidemment, c’est toujours le même et sa grande gueule qui ont dû s’y coller...

- Tu vas qu...

- Chut. Ouais, t’as de beaux yeux quand t’es en colère... J’expliquais au type qu’il avait perdu, que la meilleure chose qui lui restait à faire était de nous faciliter la tâche avec le dragon. Ben ouais, on avait beau avoir le sceptre, on savait pas s’en servir... En échange de quoi on le déposait un peu plus loin, en vie et indemne, avec la possibilité d’aller voir ailleurs si personne ne voulait sa peau.
Il a tenté de gagner du temps, en jouant sur l’idée qu’on avait un Hurja noir aux fesses, assez grand pour nous boulotter sans mâcher...
C’est quand on est redescendu dans la forteresse qu’il a compris qu’on se laisserait pas bluffer aussi facilement. Il a capitulé : on lui a rendu son sceptre, sous haute surveillance et juste le temps qu’il ordonne au dragon de s’éloigner. Il l’a fait, en prononçant un mot étrange que le méphite a reconnu et mémorisé, et son grand pote noir a fait demi-tour, a déchiqueté un gyro pas assez prudent et s’est barré en chialant.
Le nôtre a fini par arriver : on n’a pas traîné et tel que tu nous vois, on vient de livrer le sceptre et Venelkor, c’est lui qui a voulu, à nos employeurs, contre une jolie somme bien rondelette. Tu veux boire un verre en tête-à-tête ?

- C’est gentil, mais non, j’avais déjà prévu de nettoyer mes bottes...

- Pas grave, ça sera pour un autre jour. J’ai tout mon temps, et je t’aurai...

Ah Cohen ! T’es là !

- Une autre fois Moleshka, j'dois passer voir une copine !

Si vous aimez, partagez !
    Imprimer ce message

    Posted by Go@t

    Commentaires (0) Trackbacks (0)

    Aucun commentaire pour l'instant


    Leave a comment

    *

    Aucun trackbacks pour l'instant