studio GOBZ'INK "Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?" (Lewis Carroll)

24Fév/090

[GN La Faille] Une mort sans fin

Posted by ShamZam

Pour le lancement de ce blog j'ai déterré un écrit que j'avais réalisé pour le numéro 67 du journal Anachroniques, journal amateur réalisé en jeu dans le GN La Faille de l'association Anachrone. Je l'ai rédigé durant le dernier épisode, la Faille finale (2006) à propos d'une scène nocturne. Son titre est pour moi très ironique face à ce que j'ai pu vivre. Ironie renforcée d'ailleurs par le titre même de ce blog, baptisé avant cette exhumation.

Durant la nuit, deux poignées d'arpenteurs du désert sont parvenus jusqu'à l'antre du dieu Anubis, guidés par sa fille, elle-même. Délégation pacifique, ils ne prirent pas les armes à l'approche de l'armée d'ossements branlants du dieu venus défendre l'entrée. Si les squelettes n'avaient pas l'expressivité du caillou, sans doute aurait-on pu voir un désappointement certain lorsque l'expédition tomba en moins de quelques frappes, et sans résistance. Inutiles, ceux-ci furent rappelés par leur maître, invitant ironiquement l'expédition à venir plus à lui. Protestations contre exactions, vaines remontrances, tentatives de raisonnement, scorpions et elfe ne firent que s'assécher le gosier avant de tomber sous le toucher mortel d'un Anubis blasé. Cela aurait pu être la fin d'une histoire dramatique, mais au sein de la Faille, le cycle de la vie est capricieux et les martyrs éternels. Non content de se voir encore de ce monde, ils retentèrent une entrevue avec le dieu haineux afin de lui rappeler feu Athor, Ereptor des scorpions, tombé jadis. La haine trop forte, le pardon semblant impossible, il n'eut que faire de ces entêtés et les recondamna au silence... pour un temps. Le monde des mortels va mourir, mais ceux-ci deviennent étonnemment résistant à la faucheuse. Au terme d'un quantième élan de renoncement, leur entêtement fut saluer par la séparation de l'entité mortuaire. Anubis et son incomensurable part de haine accumulée se confrontèrent, la dernière fut détruite en moins de temps qu'il n'en fallut pour elle d'être isolée.
Je terminerai cet article non par la conclusion de l'évènement qui ne m'a pas semblée d'importance mais par une note d'humour d'un expéditionnaire. Si vous pensiez que les scorpions avaient le sourire crispé par les vents de sable, détrompez-vous, le désert apporte l'ironie aux créatures qui le foulent, En effet, lorsqu'un scorpion tout de blanc vêtu meurt dans la boue, il n'en a que faire car il sait que le grand Vizir saura l'aider dans sa corvée de lavage. Les dents des
squelettes en claquent encore.

Hasma El Shazam,
Djinn en visite d'un monde en péril

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