studio GOBZ'INK "Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?" (Lewis Carroll)

23Sep/090

[bestYoles/Borölok] Ce qu’on y jouera (suite)

Posted by ShamZam

Couverture du supplément Bestiaire pour AgoneJe vous ai présenté dans un billet précédent les peuples actuellement prévus pour être interprétables dans Borölok. Depuis il y a eu un peu de changement et c'est aujourd'hui mon plus gros ennui pour continuer : m'arrêter sur une liste de peuples ferme. J'ai de plus comme contrainte de pouvoir garder les illustrations qui m'ont déjà été réalisées, comme celles de Krys.

Je ne vous proposerais donc pas ici une liste mise à jour mais les types de persos que l'on pourra jouer :

  • humains : majoritairement des PNJs, la race sera disponible pour les joueurs mais déconseillées car finalement en dehors de ce que bestYoles propose.
  • animaux : à la manière des personnages de contes asiatiques (ex/roman Voyage en occident, film Green snake), les animaux d'une conscience supérieure ou s'étant élevé au contact d'esprits éclairés pourront être eux aussi jouables. 2 d'entre eux seront d'ailleurs sans doute à la base de la cosmogonie mythologique du monde.
  • Exemples : corbeau, chouette, faucon, ...

  • féériques : ce sont les peuples dont j'ai parlé en tête de ce billet et dans l'autre lui précédent.
  • Exemples : matagots, mandragores, stryges, ...

  • monstres : entre les animaux et les féériques, ce sont des animaux légendaires car presque disparus et/ou des animaux "nouveaux" spécialement créé pour le jeu mais se basant sur des créatures mythiques
  • Exemples : léviathan, tarasque, ...

  • chimères : là les joueurs composeront leur corps comme ils le voudront, à la manière d'un légo. Cette possibilité est bien sur rendu possible par l'univers et n'est donc pas là que pour se targuer de permettre de jouer tout ce qu'on veut.

Ce que vous pouvez conclure de cette brève liste est que dans bestYoles, c'est tout le bestiaire qui est jouable et non uniquement une sélection minimaliste. La limite se tiendra plutôt (au moins au lancement du jeu) dans l'origine et les objectifs premiers des personnages.

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18Août/093

[bestYoles & Drôles d’étoiles] Bouleversements intermondiaux

Posted by ShamZam

Ma santé n'est pas toujours au beau fixe, la semaine dernière autant dire qu'elle a connu un vrai bas. Or comme souvent lorsque j'en ressors, j'ai des désirs de changements, de grands chambardements. Cette fois, ça concerne mes projets de jeux de rôles et ma moto. Comme le deuxième sujet n'a pas lieu d'être discuté ici, restons sur premier.

Initialement, je me suis lancé dans la conception de Douces étoiles (devenu Drôles d'étoiles) pour faire jouer deux jeunes filles rencontrées lors d'un stage de clown organisé par leur père (stage de la compagnie Nez à Nez, excellent soit dit en passant). M'étant lié d'amitié avec elles, j'avais bon espoir de leur faire découvrir ce loisir faisant la part belle à l'imaginaire. Hélàs, les demoiselles sont profondément vosgiennes et si Metz est dans la même région, il y a quand même 1h30 à voir 2h de trajets entre nos deux chaumières. L'année scolaire dernière, ma copine habitait encore Epinal et je pouvais les voir. Maintenant qu'on a emménagé ensemble, nous n'avons plus de lieu pour les recevoir à proximité. Ce sont aussi de jeunes enfants, et la vie est tellement remplie à leurs âges qu'il faut se rendre à l'évidence, les distances se prennent vite et sans qu'elles s'en rendent trop compte.

N'ayant plus guère d'espoir de les faire jouer à ce jeu, j'en suis venu à partir loin dans les réflexions sur le jeu et à perdre un peu le sujet de départ : jouer des petits êtres liés aux étoiles et faisant le bonheur autour d'eux. Dernièrement, j'étais plus près de : jouer des fantômes perdu dans un autre monde réservé aux enfants morts trop jeunes, devant se battre contre les ombres d'autres morts. Bref, j'ai viré dans l'imaginaire mortuaire dont je suis grand fan mais qui n'est pas très enfantin... De plus j'ai élaboré autour tout un monde, cosmologie comprise, assez original. Aujourd'hui je m'aperçois que le jeu si je le poursuivais ne ressemblerait plus du tout à ce qu'il devait être. De plus, je ne suis pas bien sur qu'il soit vraiment jouable. A la limite en campagne de scénarios fermées (burst), sauf que ça veut dire jouer sur le long terme, chose que je ne peux pas faire : j'ai déjà trop de mal à me trouver une partie tous les 3 mois !

Donc me voilà avec un monde bien développé que je rechigne à jeter mais un jeu que je ne veux plus continuer... L'idée qui a germé c'est de le fusionner avec un autre jeu. Je l'ai déjà fait par le passé en fusionnant Kôma (directement inspiré des Thanatonautes et d'Au delà de nos rêves) à bestYoles. Là je pense faire plus ou moins pareil à ceci près qu'il s'agit juste d'ajouté un monde, bestYoles étant un jeu en multivers (plusieurs univers/plusieurs mondes). A mon avis, ce début d'intention est né lorsque le week-end dernier ma copine a accepté de réessayer du jeu de rôles en solo (1 meneur/1 joueur), et qu'on a opté pour bestYoles après avoir hésité sur Agone.

Fort de cette décision de fusion, je dois donc déclarer l'abandon de la conception de Drôles d'étoiles. En tout cas pour l'instant... Si je devais m'y remettre ce serait avec une toute autre approche. Lâcher un jeu va me permettre de me reconcentrer sur les 2 autres (bestYoles et CARTOM), ce qui est déjà amplement suffisant ! :mrgreen:

D'ailleurs, tant qu'à faire du ménage, je réfléchis en ce moment à abandonner aussi le développement du monde Caldeyron pour bestYoles. Je vais essayer de prélever quelques idées phares et de les insérer dans le nouveau monde résultant de Drôles d'étoiles et que je vais appeler Borölok. La question du moment demeure pour moi de savoir si Sellesty ne va pas suivre aussi. Il se peut que j'en fasse un monde simplement identique au notre, que je citerai dans le livre de règles mais dont je ne parlerais pas ailleurs. J'en récupèrerai alors l'essentiel aussi. Pour moi, l'une des conditions d'abandon (partiel) de Sellesty est de pouvoir prendre les illustrations déjà faite par Krys pour ce monde et les passer à Borölok. Si ce n'est pas possible je laisserai Sellesty en l'état.

A suivre donc.


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26Juil/090

[Blog] Retrait des galeries d’inspiration

Posted by ShamZam

A la demande d'une illustratrice dont certaines oeuvres étaient exposées dans ces galeries, je les ai toutes retirées. Je les avait mises en place notamment pour le projet d'illustration de mon amie Krys. Aujourd'hui que celui-ci est finis. Si un partenaire venait à se proposer pour illustrer ou écrire sur l'un des jeux, je lui ouvrirait dès lors un autre type d'accès à ces banques d'inspirations. Je ne vais en effet pas les supprimer définitivement, elles sont pour moi bien trop précieuses dans mon processus de création.

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24Juin/090

[bestYoles/Sellesty] Morceau choisi n°1 : Races

Posted by ShamZam

Je reçois le week end prochain, le travail de maquettage de Krys sur la version en cours de bestYoles. J'ai vu quelques photos du produit qu'elle a présenté, ça semble tout à fait dans l'esprit graphique que je voulais donné ! Par contre, si je savais que mon texte manquait de relecture, je ne pensais pas que c'était à ce point. Donc après relecture je verrai si je diffuserais tout de même cette version en attendant ou pas.

Pour l'instant voici un extrait du document que je lui ai envoyé, il présente les différentes races de personnages proposées.


Habitants de l'île

Peuples

Si l'humanité est l'unique espèce dirigeante sur l'Île, cinq autres peuples s'y sont établis. Chacun est décrit dans les sections suivantes où ils sont accompagnés de la carte de forme qui leur liée.

Humains

- Vous être classé dans la catégorie humain ?
- Négatif, je suis une mite en pull over.

Le cinquième élément, Policier, Korben Dallas

L'homme est la créature la plus commune au sein de Sellesty. Présent tout autour de sa planète, il a érigé un peu partout des lieux d'habitation formant villages ou villes. Ses terres se répartissant en pays et royaumes et la majorité se trouvent sur différents continents. Le plus important est celui qui se trouvent à proximité de l'Île. En cette période troublée de révolution industrielle, il est le jeu de manigances diplomatiques mais surtout d'une grande guerre qui le déchirent depuis plusieurs dizaines d'années. L'Île ayant obtenu son indépendance, elle est devenu un refuge pour les veuves et orphelins voir des déserteurs. Ceux-ci n'y sont pas toujours bien reçu, la population insulaire étant vieillissante et peu ouverte aux étrangers. Peu importe pour eux leur couleur de peau, leurs croyances ou leur patrie d'origine, tout ce qu'ils craignent est qu'ils amènent avec eux le conflit qu'ils sont heureux de suivre à la radio mais sans y être impliqués. Les négociations entre ennemis prennent aussi pour lieu de rencontre cet îlot présentant l'intérêt de sa neutralité auquel veille avec attention le Marquis. L'homme a hérité de son père le titre et la gouvernance de l'Île mais aussi la responsabilité de la fraternité des croques-mitaines.

Omniprésent dans le monde, l'homme se remarque beaucoup moins dans l'autre dimension, dans la Brume. Les créatures, qu'ils dénomment féériques, y sont trop nombreuses pour ne pas le renvoyer à ses craintes instinctives, celles-ci étant renforcées par la pléthore de contes macabres qu'ils s'échangent aux coin des feux de cheminée. Les rares qu'on y côtoient sont tous d'excentriques chapeliers, autrefois orphelins éduqués dans le secret pour percer les mystères de la réalité.

Gargouille

Parmi la profusion de contes et légendes humaines il en est une qui raconte qu'à la nuit tombée, les statues effrayantes qui ornent les édifices religieux, ces gargouilles diaboliques, s'éveillent à la nuit. Les derniers rayons du soleil caressant leur peau de pierre, celle-ci se casse comme la coquille d'un jeune dragon, libérant de la gangue minérale des créatures tout à fait organiques aussi monstrueuses et puissantes que calmes et réfléchies. Les gargouilles forment un peuple des plus disparates de par leur forme variées parfois animale, voir semi-humaine mais plus couramment chimérique ou diabolique. Certaines sont ainsi pourvus de ridicules petites cornes, de patte de bouc, d'une queue fourchue, bref tout un répertoire d'appendices dignes du bestiaire cauchemardesque mais totalement dénués d'utilité. Les ailes ne sont par exemple qu'embryons incapables de soulever le poids imposant de ces petits monstres.

Vivant en marge des autres peuples mais toujours parmi eux, les gargouilles les observent et les envient dans l'ombre. Leur discrétion et leur fidélité en ont fait les compagnons préférés des moines qui voit en eux des gardiens absolument pas dérangeant et de très bonne compagnie. Ainsi les gargouilles égayent-elles les veillées de ces religieux par de longues et profondes conversations sur la divinité et la culture des poireaux.

Mandragores

Étrange créature que la mandragore, chaînon manquant entre le végétal et l'animal, on la considère souvent à tort comme une inutile et impuissante plante d'ornement. Hélas, commettre cette erreur c'est ignoré qu'elle puisse être mortellement bruyante notamment pour qui se piquerait de l'idée de cueillir les jolies fleurs de sa chevelures. Il pourrait aussi tout simplement être effrayé par leur repoussante laideur aux confins du cliché sur les dryades avec lesquelles on se prend à les confondre au loin. Cette mocheté va de pair avec leur saleté toute boueuse, en effet, en accord avec les légendes à leur sujet, leur corps est semblable à une racine, difforme et filandreuse, prenant donc la terre régulièrement quand la mandragore s'en va par les voies chthoniennes. Du sol il ne dépassera alors plus qu'une tige de fleur voir une touffe d'herbe pour les plus chevelues. En de rares occasions, un chanceux pourra croiser la route d'une très ancienne mandragore, vielle d'un siècle et croira avoir la berlue en voyant un massif arboré complet se mouvoir dans toutes les directions. Et si cette mandragore était mâle et venait à surgir du sol, le dit chanceux viendrait à se pincer en voyant un être boudiné et voûté se triturer le bout de sa barbe de feuilles d'un air penseur. Franchement casanière, les mandragores ne se connaissent que rarement l'âme aventurière aussi la plupart vivent-elles entre elles recluses et éloignées des autres peuples, et surtout des humains qu'elles craignent. De véritables petits villages en forêt ou dans des cavernes ont ainsi été fondés à l'écart des habitations humaines.

Matagots

Bien malin celui qui sera distingué un chat d'un matagot. Ce dernier est en effet un fin filou, maître en l'art de la dissimulation. Il se fait ainsi passé pour son cousin sans autre difficulté que de devoir arpenté les rues nus comme un vers et ses deux queues entortillées l'une autour de l'autre. Autrefois peuple maudit du fait d'une mauvaise réputation à demi justifiée, il a gagné ses lettres de noblesse lorsque l'un d'entre eux fit accéder son nourrisseur au statut de Marquis, celui-là même qui repris la direction de l'Île au roi ogre alors en place. Cette grande loyauté envers un humain peut étonner mais elle est pourtant l'apanage de ce peuple, entièrement dévoué à la protection et au bien être de celui qui l'accueille et le nourrit. Ainsi n'a-t-on jamais vu un matagot mordre la main qui lui tend sa gamelle. Bien entendu, ce félin humanoïde se reconnaît des goûts de luxe, digne de son rang, tant en matière de nourriture que de confort, et il saura faire les faire comprendre et respecter quitte à joueur sur l'usure… Autrefois, ils étaient les bêtes noires des inquisiteurs notamment parce que joueur, ils aiment faire vivre les légendes, donner corps aux mythes quitte à effrayer les profanes. Mais à la lumière de l'intelligence et du dévouement dont ils pouvaient faire preuve, il fut convenu entre le Marquis et les moines de fonder une fraternité de chapeliers, destinée à les reprendre intelligemment voir à les éduquer dès leur enfance. Les frères chapeliers prirent donc pour titre croque-mitaine, appellation qu'ils ont conservés malgré l'élargissement de leur fonction qu'ils connurent par la suite. D'ailleurs il est ironique de constater qu'aujourd'hui les rangs des croques-mitaines sont couramment occupés par nombre de matagots.

Ogres

Autre peuple des plus mal vus par le commun des brumeux, ils ont en différence avec les matagots qu'ils n'ont jamais racheté élégamment leurs méfaits passés. Ainsi si la destitution historique du méchant roi ogre a-t-elle servit l'avenir des matagots, elle n'a que naturellement ternie que de plus belle l'image du peuple ogre. Ce n'est donc bien qu'individuellement, qu'un ogre peut espérer se voir tolérer voir apprécier. Rarement, il en est mêmes qui sont considérés comme des amis, simplets, parfois totalement idiots, mais d'une générosité qu'il faut apprendre à connaître et à apprécier à sa juste valeur. En effet, tout ogre est un égocentrique dans l'âme, pouvant piétiner les petits petons qui se mettraient en travers de son chemin vers l'objet de son désir. En revanche, l'envie satisfaite, il ne pensera plus qu'à partager sa joie et tout ce qu'il pourra donner dans sa générosité débordante presque maladive. Ainsi les gens reconnaissent la bonté d'un ogre à sa simplicité et la facilité de le satisfaire rapidement. Par un cheminement de pensée quelque peu tordu, on pourra reconnaître en un ogre, un ou plusieurs compagnons forts et émérites sur lequel on pourra compter tant qu'on envisage pas de piquer dans leur assiette. Le pluriel vous surprend ? Sachez alors qu'un ogre du haut de sa stature de géant peut devenir aussi petit qu'un poucet en scindant son corps, petit bout par petit bout. Le processus étonnant l'amène à se multiplier en de petits clones. Même s'ils sont au fait de cette bizarrerie, nombreux sont encore surpris de voir de faux hommes tenir au creux de leur main, une version réduite d'eux-mêmes.

Poucets

Minuscules, souvent invisibles et insaisissables, les tout petits poucets se paient le luxe de vivre au plus près des humains. Vivant dans leurs murs, leurs planchers et leurs plafonds, ils sont les dignes petits lutins auxquels croient à raison les enfants naïfs. On les dit voleurs, eux préfèrent le terme d'emprunteurs. En effet, s'ils n'hésitent pas à se servir dans les réserves de nourritures et de fournitures des logements, ils se font un devoir de rendre ou payer leur prise par d'autres ressources ou de menus services tels que la réparation d'un accroc ou le remplacement d'une ampoule grillée. Comme les ogres, les poucets ont un visage de prime abord proche de celui des humains voir plutôt de leurs enfants. Néanmoins de près, il est souvent choquant. Que ce soit leur yeux d'ébène, leurs cheveux criards et hirsutes, ou leurs longues oreilles pointues, même agrandi à taille humaine, on ne saurait se méprendre.

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